Ce qui me booste c'est J-P et bien sûr SAINT-JEAN-DE-LUZ qui est près du golfe de Gascogne. C'est la seule rade abritée entre Arcachon et L'Espagne. Grâce à ses digues qui protègent la baie des colères de l'océan Atlantique, elle a la faveur des baigneurs et est devenue une station balnéaire réputée de la Côte Basque.
Saint-Jean-de-Luz est une commune de la province basque du Labourd.
Saint-Jean-de-Luz s'étend de part et d'autre de la route nationale 10. Elle accède à l'autoroute A63 aux sorties 3 (Saint-Jean-de-Luz nord) et 2 (Saint-Jean-de-Luz sud).
La gare de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure est une station sur la voie ferroviaire SNCF Bordeaux-Irun à la limite des villes dont elle porte le nom.
Les terres de la commune sont arrosées[1] par la Nivelle et par ses affluents, l'Etcheberriko erreka et les ruisseaux Isaka et de Chantaco.
Un autre fleuve côtier, le Basarun erreka, ainsi que son tributaire, le Mendiko erreka, traversent Saint-Jean-de-Luz.
Un affluent de l'Uhabia, l'Amisolako erreka, passe également sur les terres de la commune.
Avec Erromardie qui est immédiatement au sud d'Acotz se trouve le quartier d'Erromardie, beaucoup moins étendu, qui fait la transition entre la zone périurbaine et l'urbanisation plus "dure" de l'agglomération luzienne proprement dite. Le quartier a une forme grossièrement triangulaire, étirée entre sa base, à l'ouest, constituée par la plage d'Erromardie (en fait, deux plages séparées l'une de l'autre par un cours d'eau, le Grand Ichaca (du basque Isaka qui signifie "fossé") et une pointe matérialisée par le croisement entre la ligne de chemin de fer et la RN10, qui l'enjambe au lieu-dit du "Pavillon Bleu". Au nord du quartier on trouve une zone dunaire et marécageuse, mais bien drainée, et en partie urbanisée, qui forme le prolongement naturel des paysages d'Acotz et comprend quelques uns des campings mentionnés plus haut. L'absence de liaison routière directe entre Erromardie et Acotz (sauf pour la navette des plages "Itzulia" qui, en saison, dessert toutes les plages par le bord de mer) donne cependant une identité spécifique au quartier, bordé au sud par une colline lottie dans les années 60 (villas d'Ibignary, entre autres) mais sur laquelle se construisent actuellement de nouvelles demeures. Entre la plage d'Erromardie et la pointe d'Archilua (croix votive), en bord de mer, on trouve quelques garennes, de vastes jardins mais aussi l'ancien site d'un skate park (plus ou moins délaissé par la jeunesse locale au profit d'un équipement plus modeste mais installé en centre-ville) et, surtout, le site des arènes de plein air (démontables) où se produisent durant la saison estivale les vachettes d'interville (dans le cadre de spectacles "landais" au cours desquels les spectateurs sont invités à devenir des acteurs : course d'ânes, toropiscine, etc...). Les plages d'Erromardie ont un fond rocheux (les nageurs doivent y prendre garde à marée basse) mais elles sont un terrain de jeu idéal pour les plongeurs en apnée et autres pêcheurs sous-marins. Curiosités à signaler : la faune du site d'Erromardie est particulièrement riche et facile à observer (lapins et écureuils dans les dunes, aperçus aux heures calmes du petit matin, cormorans, poissons et poulpes côté océan). Le ramassage des algues et le nettoyage régulier de la plage sont liés à la valorisation industrielle des algues. À noter l'identité spécifique du lotissement Argi Eder, ouvert sur le rond-point qui marque, sur la route de Bayonne, l'entrée dans la zone urbaine dense, comme celle du lieu-dit Etchebiague (en fait un lotissement, en deça du chemin de fer, près de la résidence "La seigneurie" et un bloc de maisons individuelles, au delà de la voie SNCF, au long de la route de Bayonne.
La "campagne" luzienne
À l'est de la commune, au delà d'une ligne Uhalden Borda - ferme Jalday - Sopitenea - Billitorte, s'étend une très vaste zone d'aspect encore rural, correspondant en gros au quartier de Chantaco et aux marges rustiques de l'espace luzien, vers les communes d'Ahetze et Saint-Pée-sur-Nivelle. Cet espace, encore voué pour l'essentiel aux bois, champs et pacages, s'étend des abords de la route d'Ostalapia, vers Ahetze, au nord (soit à gauche de la RN 10 quand on arrive en ville depuis Biarritz) jusqu'à la Nivelle au sud. Les écarts, nombreux, situés autour d'une vieille ferme basque (Anderenea, Indiazabal, Martienea..) d'un château (Fagosse) ou du site d'un ancien village déchu de son statut communal (Serres) ont chacun leur personnalité et mitent le paysage ; la construction de belles villas vient renforcer ce processus, comme le projet de construire des logements (lotissement Alturan) à proximité du chenil (lequel serait transféré vers Jalday). De nombreux rus et ruisseaux (en basque, errekak) irriguent le secteur et quelques plans d'eau ont été aménagés ; on pratique encore la chasse sur ce territoire accidenté agrémenté de bosquets touffus, en utilisant notamment des appâts volants. Le noyau le plus densément urbanisé de cette frange orientale et très verte du territoire communal se trouve au sud, au dessus des basses terres de la Nivelle (zones inondables dites "barthes") à proximité immédiate du golf et de l'hôtel portant le nom du quartier Chantaco. Cette sortie de ville (vers Ascain par la RD 918) est en plein développement, après la construction déjà relativement ancienne d'établissements scolaires (un collège, un lycée professionnel) et d'équipements sportifs (terrains de football et de rugby, salle polyvalente,tennis, garage pour l'aviron..) au bord du fleuve puis l'implantation récente d'une piscine "sports et loisirs". On peut considérer que le quartier de Chantaco proprement dit se limite aux seuls environs du golf, là où court le ruisseau de Chantaco, lequel se jette dans l'étang de Billitorte, en fait un méandre de la Nivelle utilisé jadis pour faire fonctionner un moulin à marée. À noter : la tranquillité de cette "campagne" luzienne, seulement effleurée à l'ouest par l'autoroute A63, dont le tracé sert en quelque sorte de limite à la ville proprement dite, pourrait être remise en cause par la pression qu'exerce la poussée urbaine sur ce type d'espace périphérique. La réalisation d'une rocade routière permettant de désengorger le centre de l'agglomération est discutée (un projet d'échangeur et de deuxième pont a été ajourné par l'équipe municipale actuelle à proximité du franchissement de la Nivelle par l'autoroute) et une ligne ferroviaire à grande vitesse pourrait transiter dans ce secteur. Déjà, l'extension des activités industrielles et commerciales sur le site de Jalday a conduit à la décision d'étendre considérablement la superficie de la zone d'activités (travaux en cours de réalisation, au profit notamment de la firme Quiksilver Europe).
Jalday et Urthaburu
Jalday n'est pas une ZAC, mais doit son nom à une très belle ferme du XVIIe siècle, enclavée aujourd'hui dans une zone comportant des commerces (un hypermarché, notamment, mais aussi une boulangerie, des garages, etc..) et des usines, bureaux et entrepôts (conception et commercialisation de sportswears, logistique et mareyage, etc..). La zone de Jalday abrite de grandes entreprises connues dans toute l'Europe et même au delà. On peut citer Quiksilver, B. Braun ou encore le groupe Olano spécialisée dans le transport frigorifique. Quelques habitations sont implantées au beau milieu de la zone, mais le principal secteur résidentiel jouxtant le parc d'activités est Urthaburu (écrit aussi sans "H" comme on peut lire parfois "Jaldai" avec un "I").
Il s'agit de tout le quartier, en forme de triangle, compris entre le Grand Ichaca, l'autoroute A63 et l'avenue Lahanchipia (probablement "la petite lande"), et desservi par la rue d'Urthaburu. En réalité, cet axe sépare du lotissement Urtaburu proprement dit, au nord-est, la ferme et le lotissement Arietta. Le nom d'Urtaburu a sans doute un rapport avec l'humidité de la zone, inondable mais en principe protégée aujourd'hui par le recalibrage du lit du ruisseau (buru, la tête, peut désigner une extrémité ou un sommet, et l'on reconnaitra éventuellement dans urta la racine ur pour eau - urtatu signifiant tremper ; cependant Urtaburu est aussi le nom d'une petite montagne au Pays basque d'Espagne). Un ancien moulin à demi ruiné est encore visible à l'entrée du quartier, entrée assez anarchique du fait de la présence de l'échangeur de Saint-Jean-de-Luz-nord et d'une vaste aire de stationnement pour autocars et poids lourds. Le paysage urbain de la zone devrait être remodelé suite à l'extension programmée de l'autoroute A63 (mise à deux fois trois voies). La pression foncière se renforce dans ce quartier encore résidentiel où viennent d'être bâtis des logements collectifs, un centre de dialyse et une maison de retraite.
Les quartiers denses
La municipalité n'a pas procédé à une délimitation nette des différents quartiers, qui imposerait une vision administrative de leurs délimitations (il n'y a pas de sectorisation en matière scolaire, par exemple). Certains quartiers ont cependant une personnalité indiscutable : le Vieux Saint-Jean, limité en gros par le port, la rue du midi et la rue Loquin, occupe le site primitif de la "cité des corsaires". Autour des halles et de la gare s'organise une vie de quartier dynamisée par la présence du marché (très actif le vendredi matin). Au Sud de la gare, le quartier d'Urdazuri a tout d'une ZUP sauf les défauts de celles-ci. Aménagé dans les années 60-70 sur des terrains humides, il doit son nom à la Nivelle (Urdazuri en est le nom basque, d'après le site de sa source, au delà de la frontière des Pyrénées : l'eau d'Urdax). Malgré un relatif enclavement (coupure du tissu urbain par la voie SNCF) et un urbanisme sans grande originalité, c'est un quartier agréable grâce à son site en bord de fleuve et à la qualité des services dont il dispose (écoles, aires de jeu, collège-lycée, église, commerces..) sans ignorer la proximité dont il jouit par rapport au centre-ville et aux plages. Le quartier Ichaca ou celui du Lac, fortement résidentiels, ont des associations actives. Le quartier du Fargeot est peut-être le plus densément peuplé de toute la ville, l'habitat collectif s'y étant progressivement substitué aux activités économiques. D'autres quartiers souffrent peut-être d'être en grande partie inhabités l'hiver (avenue de l'Océan, rue Vauban,etc...). La transformation du tissu urbain luzien est telle que les appellatifs conservent parfois le souvenir de l'époque pré-industrielle sans plus renvoyer de nos jours à une réalité incontestable. C'est ainsi que l'on évoque le quartier Aïce Errota (Haize Errota : le moulin à vent) pour désigner le bord de mer à hauteur de "la digue aux chevaux" alors que la rue et le groupe scolaire éponymes sont situées beaucoup plus haut, au delà du fronton et face au Jai Alai.
Le toponyme Saint-Jean-de-Luz apparaît[2] sous les formes Sanctus-Johannes-de-Luis (1186, cartulaire de Bayonne, feuillet 32[3]), Sanctus-Johannes-de-Luk et Sanctus-Johannes-de-Luys (respectivement 1315 et 1438, rôles gascons), Sent-Johannes-de-Luxs (1450, titres du Labourd, E 426[4]), Sent-Johan-de-Luus (1490, notaires de Pau[5]), Sent-Johan-de-Lus, Sainct-Jehan-de-Lux et Sanctus-Johannes-de-Luce (respectivement 1491 pour la première et 1526 pour les deux dernières, chapitre de Bayonne[6]) et Chauvin-le-Dragon (1793).
Le toponyme Chibau apparaît[2] sous la forme Chibaucoa (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[2]).
Le toponyme Jalday apparaît[2] sous la forme Jaldai (1233, cartulaire de Bayonne, feuillet 28[3]).
Le toponyme Serres apparaît[2] sous les formes Villa qu½ dicitur Asseres (vers 1140, cartulaire de Bayonne, feuillet 8[3]) et Sanctus-Jacobus de Serres (1691, collations du diocèse de Bayonne[7])...